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Page de remerciements

DONS
Fondation SABSA

Nos amitiés aux donateurs et aux donatrices de SABSA

Nos amitiés à vous qui avez donné à SABSA
L’équipe de la Fondation SABSA veut vous aviser que nous ne tiendrons pas d’événement-bénéfice cette année.  La deuxième vague en cours et les mesures sanitaires en vigueur ne nous permettent pas de vous rencontrer autour d’un spectacle, comme ce fut le cas l’année dernière. Fort heureusement, le succès de la campagne de l’an dernier, l’engagement d’une communauté religieuse, le partenariat de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) pour trois ans nous permettent de souffler malgré tout.
Nous joignons à ce mot un aperçu de la situation des gens qui fréquentent la clinique ainsi que des activités qui s’y déroulent, malgré la pandémie. L’équipe de SABSA est fantastique, d’un dévouement hors pair et nous en sommes fiers. Nous tenons à vous le partager.
Agnès Maltais
Présidente de la Fondation SABSA
Ps: Nous recevons beaucoup de dons de personnes que nous n’avons pas sollicitées via le site internet. Si vous avez posé un geste en ce sens ou si vous le faites d’ici la fin de l’année, nous vous en remercions chaleureusement.

 

État de la situation chez SABSA en contexte de pandémie
Depuis le mois de mars, SABSA ne ménage pas ses efforts pour protéger sa clientèle tout comme son personnel. La première vague de la COVID-19 a amené son lot d’inquiétudes et nous nous sommes adaptés à cette nouvelle réalité. La transmission communautaire ayant été plus limitée lors de la première vague, les personnes fréquentant la clinique ont été épargnées. De plus et heureusement, aucun membre du personnel n’a été infecté jusqu’ici et toute l’équipe est toujours en poste.
Nous avons connu une légère baisse de l’achalandage dans les premières semaines, après que les mesures de confinement aient été mises en place, mais nous avons retrouvé rapidement notre rythme habituel et les demandes de services augmentent sans cesse. Étant donné que le système de santé se concentre sur la gestion de la pandémie, nous constatons que l’accès aux soins se complexifie.
Pour le moment, certains professionnels viennent moins souvent dans nos locaux (gastroentérologues, etc.). Le Dr Bouchard, psychiatre, continue de venir sur place. Simon et Laurianne demeurent sur le terrain pour aider les personnes de notre clientèle et aussi les sensibiliser à la situation. Thomas travaille au centre de convalescence pour les personnes vulnérables touchées par la COVID-19, dans l’ancienne bâtisse de l’Armée du Salut (en face de l’Hôtel-Dieu).
Les médecins spécialistes en milieu hospitalier avec qui nous collaborons réfèrent davantage de patients (es) pour des traitements d’hépatite C. Même si la COVID-19 sévit sur l’ensemble du territoire de la Capitale-Nationale, nous continuons d’amorcer des traitements et d’assurer les suivis nécessaires. Comme certains soins dans le système de santé sont ralentis, c’est notamment le cas des soins spécialisés et des chirurgies, nous craignons que l’état de santé de certains patients (es) se détériore.
L’isolement et les mesures de confinement ont des impacts majeurs sur la santé mentale des gens. Nous constatons une augmentation importante des problèmes de santé mentale comme l’anxiété, la dépression, la paranoïa, en plus d’être témoins de difficultés conjugales et familiales. Les intervenants (es) se sentent souvent démunis et impuissants (es) devant tant de détresse.
Avec la deuxième vague et le deuxième confinement, nos craintes s’accentuent. Témoins de la transmission communautaire qui circule dans les quartiers centraux et périphériques, nous redoutons le moment où les patients qui fréquentent la clinique seront touchés.
Les personnes les plus vulnérables, celles qui sont dans la rue, vivent difficilement le fait de devoir se distancier socialement. Elles se sentent encore plus stigmatisées et rejetées. Le fait d’attraper le COVID-19 ne fait pas partie de leurs préoccupations immédiates. En ce sens, nos intervenants font de la sensibilisation et de la prévention. Au début, quand nous portions le masque, la clientèle le percevait comme une menace contre eux. Il fallait expliquer que nous le portons pour les protéger. Cela vient changer les rapports et rend plus difficile l’établissement et le maintien du lien de confiance, essentiel pour donner les soins.
Finalement, les personnes qui consomment ont plus de difficulté à trouver des produits, la drogue est plus chère et de moins bonne qualité. L’accessibilité au matériel stérile de consommation est plus difficile, ce qui accentue les risques de transmission de l’hépatite C, du VIH et des autres infections transmissibles par le sang. En raison des bulles sociales, les gens consomment davantage seuls, ce qui augmente le risque de surdose.
Force est d’admettre que le temps froid  compliquera les choses, car les gens vont chercher à se regrouper. Toutes les ressources de la clinique sont concentrées pour maintenir les services en place pour notre clientèle. Nous avons besoin de toute l’équipe pour continuer de répondre aux besoins des plus vulnérables.